Styx : Shards of Darkness, l'infiltration bonne école

Ce test de Styx : Shards of Darkness a été réalisé à partir d'une version éditeur.

Styx : Shards of Darkness est un jeu d’infiltration développé par le studio français Cyanide. On y incarne donc Styx, un gobelin passé maître dans l’art de l’infiltration et de l’assassinat. S’il n’est pas le combattant le plus costaud, notre petit personnage a toutefois plus d’un tour dans son sac pour arriver à réaliser ses objectifs.

Styx, un gobelin qui se donne les moyens

Ainsi, il possède divers pouvoirs comme celui de créer un clone afin d’attirer ses cibles dans une direction pour libérer le passage et les prendre à revers ou de faire un premier tour des lieux sans risquer sa peau au détour d'un angle mort. Il possède également la capacité de se rendre invisible, chose assez pratique vous en conviendrez quand on est un voleur et qu'on veut avancer sans se faire griller par les gardes. Mais pour pouvoir utiliser ses différentes capacités, Styx à besoin d'Ambre, une substance que l’on récupère en fouillant les niveaux.

Styx a toujours un moyen de se créer un passage

Styx a toujours un moyen de se créer un passage

Cyanide a souhaité aller plus loin dans le côté personnalisation de son personnage. Ils ont introduit dans cet épisode le Quartz, qui une fois récupéré, permet de débloquer la compétence ultime d’un des six arbres de talents disponibles. Aussi, le jeu permet de changer de compétence entre chaque mission. On peut alors essayer différentes approches et ainsi, le jeu pousse clairement à la réjouabilité, tant les niveaux sont grands et plein de secrets. L’IA des gardes est dans la bonne moyenne pour un jeu de type infiltration. Trop intelligente et le joueur devient frustré. Trop aux fraises et les situations tournent au ridicule. Ici on a un juste milieu. Si on se fait voir, c’est souvent synonyme de fin de partie, car comme je l’ai mentionné auparavant, notre gobelin est extrêmement fragile et pas vraiment taillé pour le combat rapproché. Enfin, sauf quand c’est lui qui surgit par surprise dans le dos de sa cible qui ne l'a pas vu venir.

qui va piano va sano

On étudie le positionnement des gardes, leurs rondes, leurs habitudes. On planifie son plan perché dans l’ombre et on l'exécute en espérant avoir bien pensé à tout. On essaiera toujours d’agir sur une cible quand celle-ci est isolée du reste du groupe. Le level design nous offre énormément de possibilités pour approcher un endroit et y attirer un garde. Ça fonctionne admirablement bien. Le joueur peut appréhender les situations en laissant libre cours à sa créativité. On va beaucoup jouer sur les lumières et les ombres pour passer inaperçu. Le son a lui aussi son importance.

Styx est très agile et il peut se déplacer rapidement en utilisant des cordes 

Styx est très agile et il peut se déplacer rapidement en utilisant des cordes 

On fera par exemple moins de bruit en atterrissant sur un tapis que sur du parquet. C’est une approche un peu plus Thief dans l’esprit. Styx : Shards of Darkness joue également sur un ton axé sur l'humour. Le gobelin n'a pas la langue dans sa poche et n'hésite pas à troller le joueur après chaque mort. Ça a son effet et c'est plutôt sympa. Styx gagne en caractère au travers de ses quelques lignes bien placées. Je ne dis pas qu'après la vingtième fois ça n'est pas lourdingue, mais voilà une approche intéressante, qui colle bien à l'esprit du personnage que l'on incarne.

Là où le jeu est nettement moins bon, c’est dans son écriture et dans le doublage qui à aucun moment ne permet au joueur de se plonger dans le scénario et de se sentir concerné. Tout sonne faux. Toutefois, l’histoire n’est qu’un prétexte pour amener le joueur vers sa prochaine mission, le jeu n'en pâti pas trop au final. Ce n’est pas sur cet élément que Cyanide a mis l'emphase, heureusement, mais ça donne un goût de pas fini, de vite fait, une chose récurrente sur plusieurs jeux du studio français. Pour finir, sachez que le Styx : Shards of Darkness possède un mode coopération et qu'il est possible de parcourir l’ensemble du jeu avec un pote. Je n’ai pas pu tester le mode mais vous pouvez y jeter un œil sur le chaîne Youtube de Choca Akwartz.

Observer et planifier sont les étapes nécessaires à une exécution sans faille

Observer et planifier sont les étapes nécessaires à une exécution sans faille

Styx, Stealth and fun

Styx : Shards of Darkness est un bon jeu. Il est plus beau que le premier opus et il s’améliore en tout point sur ce qui fonctionnait déjà sur ce précédant épisode. Ceci étant, il garde malheureusement les mêmes défaut que son aîné et il manque toujours à Cyanide ce petit coup de polish supplémentaire pour permettre de positionner son jeu un level au dessus. L’important toutefois est réussi puisqu'on s’y amuse beaucoup, et avouez que pour un jeu, c’est le principal.



 

JonhyBleez