Just Cause 4 : Tout casser pour se reconstruire

Le déplacement dans un open world joue un rôle hyper important. Dans Just Cause, c’est ce qu’il y a de mieux à faire avec ce combo unique grappin supersonic - wingsuit - parachute. Jouissif !

Peu importe la façon dont on s’y prend, ça fonctionne très bien et ça nous procure un plaisir immense. On doit même relever des défis lors de mission secondaire, ce qui nous pousse à bosser notre skill en déplacement. On traverse l'île de Solis comme des petits fous et on s’amuse à défier les lois de la gravité en faisant tout péter. La formule fonctionne toujours plutôt bien.

T’as le look Rico

Notre super agent Rico est attachant, parfois amusant même et au moins aussi fou que le joueur qui le contrôle derrière la pad. L’histoire est nulle et tient sur un post-it. On est bien dans un Just Cause. Si le jeu fait toujours le travail, à savoir proposer au joueur un bac à sable géant dans lequel on peut créer le chaos en faisant parler sa créativité destructrice, cet épisode souffre de systèmes datés et son plus gros problème c’est qu’il n’apporte pratiquement rien de réellement nouveau par rapport aux épisodes précédents.

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Je n’ai pas accroché au nouveau système de progression. Les points de chaos servent désormais à acquérir de nouvelles troupes qui doivent être déployée pour conquérir des territoires dans les zones composants l’ile du jeu. Ca n’apporte pas grand chose et ça complexifie la progression pour rien. On sent qu’Avalanche tente sur cet épisode de renouveler sa fomule, mais par manque de temps ou de créativité, ils n’opèrent pas un vrai redesign de l'expérience proposée. Après, il est difficile de changer une formule qui fonctionne si bien depuis toujours.

Graphiquement, le jeu est assez inégale. La version PC permet d’affiner certaine chose comme le flou de mouvement qui est a bannir dans tous les jeux, l’eau est moche, certaines lumières sont très réussies, les explosions aussi. Ceci étant, le jeu tourne vraiment très bien, tout est fluide en 1440p bloqué à 60fps.

Avalanche joue (encore) la sécurité

Ni bon ni mauvais, Just Cause 4 répond simplement au cahier des charges mais se limite au strict minimum. Le jeu a su me garder captivé une dizaine d’heures avant de tout doucement me lasser. J’avais déjà fait le tour, je me suis bien amusé mais son manque d’originalité aura rapidement eu raison de mon attention.

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En fait, le jeu aurait pu être très bon. Pour cela, il aurait fallu le retarder de quelques mois, le peaufiner un peu plus et y ajouter une réelle plus-value, plutôt que vaguement donner l’illusion de changer les core mécaniques de la franchise. On imagine qu’au fil des patchs le jeu sera de mieux en mieux, corrigeant certains bugs et autres problèmes d’IA, et c’est d’ailleurs pour cette raison que je conseillerai certainement d’attendre un peu et de profiter d’une baisse de prix avant de s’y jeter.

Mieux que l’épisode précédent il est vrai, mais Just Cause 4 laisse tout de même un goût de trop peu.

Si vous avez déjà fait une overdose de Rico sur les épisodes précédents, vous trouverez sans doute cela répétitif et faussement nouveau. Si vous n’avez jamais testé la formule et que vous voulez gouter aux joies de la liberté de déplacement absolue, n’hésitez plus. C’est le meilleur épisode de la franchise.

JonhyBleez