Critique : GoNNER - plateformer 2D bizarre, bonne surprise

GoNNER est un jeu plateformer / action en 2D tout ce qu’il y a de plus classique. Il reprend certains codes du roguelike. Le titre bénéficie d’une grande rejouabilité, ses niveaux sont générés de façon procédurale, on meurt souvent et la difficulté du jeu est plutôt bien corsée. 

Dans GoNNER, il faut parfois utiliser ses munitions avec parcimonie

Le laser, une des nombreuses arme de GoNNER

GoNNER n’invente cependant rien de nouveau. On tire sur tout ce qui bouge sur un plan en 2D jusqu’à la sortie de la salle dans laquelle on se trouve. On recommence dans la pièce suivante et ainsi de suite. On arrive ensuite à un tableau de boss avec ses patterns qu'il faudra vite comprendre et c’est reparti pour un tour, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Dans GoNNER, quand un ennemi nous touche, le corps de Ikk (la petite morve que l'on contrôle), composé de deux parties, ainsi que notre arme et l'objet unique équipé, tombent chacun à un endroit de la pièce. On dirige notre corps qui doit aller récupérer sa tête (nos points de vie), notre arme et notre objet. Si le corps de Ikk sans sa tête se fait toucher une nouvelle fois, c’est le game over. Avec son double saut assez spécial (on génère une plateforme depuis laquelle on va re-sauter), c'est la seule mécanique de jeu unique de GoNNER.

 

Dans GoNNER, Ikk peut s'accrocher au mur

Á chaque run, on va essayer de débloquer de nouveaux objets que l’on pourra ensuite choisir d’équiper lorsqu’on recommencera une nouvelle partie. Armes, objets actifs, objets passifs, les combinaisons sont multiples et l’on peut se créer son propre build permettant ainsi à chacun de trouver un style qui lui convient.On récupère également des runes qui s'apparentent à des crédits. On peut les dépenser dans des boutiques pour acheter de la vie, des munitions ou d'autres objets. Il est également possible de s'acheter un continu afin de recommencer avec une nouvelle vie depuis le niveau où l'on est mort.

Comme il est souvent coutume dans ce style de jeu, GoNNER se veut peu bavard. On ne sait pas à quoi sert un objet avant de s’en servir. Pareil pour une arme. Impossible de savoir si on a tout débloqué, si on a terminé tous les niveaux. On n’a aucune indication sur ce que l’on accomplit. On défouraille les niveaux jusqu’à ce que plus personne ne bouge, dans le but, semble-t-il, de redonner le sourire à une baleine dépressive. 

 

On peut tuer la plupart des ennemi de Gonner en leur sautant sur la tête

GoNNER se distingue de la multitude de titres du genre de part l’univers complètement grotesque et bizarre dans lequel il se déroule. Ajoutez à ceci un style graphique jamais vu mais plutôt bien réussi, et l’on obtient un bon petit jeu. Il ne vous occupera peut-être pas des centaines d’heures comme les plus gros ténors du genre, mais on passe un bon moment en sa compagnie et son petit prix plus que raisonnable incite vraiment à se laisser tenter, ne serait-ce que par curiosité.

La bande son du titre est elle aussi plutôt soignée. On peut se la procurer pour 4€ supplémentaires, ce qui n’est pas complètement exagéré, surtout que pour le coup, c’est pas mal du tout. L’ambiance sonore générale du jeu est de bonne qualité et participe à l’immersion dans l’univers du jeu. GoNNER est un petit jeu indé bien sympa développé par Art in Heart et édité par Raw Fury qui coûte 9.99€ et que je vous recommande d’essayer. En plus de tout faire bien, il sort vraiment du lot, c’est sans doute là son meilleur atout.

JonhyBleez